Lucile Martin – Origines

Origines c'est une entreprise de tissage 100% français qui n'utilise que des matières sourcées, brutes et naturelles : sans risque pour l’humain et l’environnement.

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Le projet de Lucile ne manque pas d’ambition ! En plus de proposer des tissus sur mesure, elle s’investit pour soutenir toute une filière française de textile et sauvegarder des savoir-faire sur nos territoires.

Retour aux Origines en toute simplicité

Cesser de s’habiller de vêtements jetables issus de la pétrochimie. Toutes les 25 minutes c’est l’équivalent d’une piscine olympique de pétrole qui est utilisée par l’industrie textile mondiale… Revenir aux sources, aux matières brutes, naturelles, préférer de la laine, du chanvre ou du lin produits localement. Beaucoup de créateurs y croient, mais ils peinent à s’approvisionner en tissus à la hauteur de leur éthique. Quand ils arrivent à trouver des tissus naturels, ils se heurtent souvent à un nouveau frein : ils ne sont disponibles qu’en grands volumes. Il n’y a pas d’offre, en France, entre l’ultra-artisanal et le tout-industriel. Lucile répond à ce besoin. Elle dialogue avec ses clients pour qu’ils choisissent toutes les caractéristiques de leur futur tissu en fonction des pièces qu’ils souhaitent créer. Leur tissu sera fabriqué en Occitanie dans des quantités accessibles (à partir de 50m) pour éviter toute surproduction. Avec plus de 80 clients, le succès est au rendez-vous nous confie Lucile : « Ça fait plus d’un an que j’ai cessé toute démarche commerciale : aujourd’hui, on vient me chercher. »

 

Des enjeux à haute valeur environnementale et sociale

C’est tout un renouveau d’une filière textile française que Lucile porte avec Origines. Un projet fédérateur qui va soutenir un écosystème entier. En partant des agriculteurs (producteurs de lin et de chanvre) et éleveurs de moutons en passant par les filatures, pour arriver au tissage et à la confection de vêtements.

« Je veux pouvoir soutenir les agriculteurs et éleveurs français. C’est important de valoriser la production locale, d’être capable de travailler une laine issue d’une toison de mouton, dont je sais qu’il a été heureux dans son pré, parce que je connais son éleveur.

De même pour les filatures, on a encore en France de très belles filatures spécialisées en laine cardée, mais aujourd’hui on n’a plus les savoir-faire en filage de laine peignée, de lin ou de chanvre. Les ouvriers tisserands partent à la retraite sans successeurs parce qu’il n’y a plus de formation continue d’ouvrier textile en France depuis presque 30 ans. Je refuse de voir se perdre toutes ces précieuses connaissances, alors je vais à leur rencontre, pour être formée, pour apprendre sur différentes machines et pouvoir à terme créer mon propre atelier. »

Les Origines et le développement du projet

« J’avais déjà mûri mon projet depuis longtemps, et c’est dans un tiers-lieu à Castres qu’on m’a parlé de BGE Sud-Ouest. J’en étais au stade où j’avais ma première commande et où il me fallait une structure pour la facturer. J’ai présenté mon projet et on m’a proposé une place dans leur couveuse, ce qui a tout simplifié. BGE Sud-Ouest m’a aussi présentée à un concours : Talents des Cités, et j’ai fait partie des lauréats régionaux ce qui m’a donné de la visibilité.
En ce moment, je travaille encore sur les machines des autres, celles des ouvriers textiles qui me font confiance, et me forment au travail sur leurs machines. Le but, en plus d’apprendre ces savoir-faire qui ne sont plus enseignés dans notre pays, c’est aussi d’avoir suffisamment d’expérience de tissage pour faire les bons choix pour l’étape d’après. Ce sera l’ouverture de mon propre atelier : l’internalisation des moyens de production avec l’acquisition d’une ou deux machines et le recrutement de deux personnes. »

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