Portraits de restaurateurs indépendants : entre passion, difficultés et résilience

Publiée le 19/02/2026

À l’occasion du salon Foodorama, L’Observatoire Société & Consommation (L’ObSoCo) et Service Compris - avec le soutien de partenaires du secteur et de BGE - ont publié les résultats d’une étude inédite sur l’entrepreneuriat food.

Motivations : passion et indépendance

L’étude, réalisée auprès de près de 200 restaurateurs et gérants d’établissements de restauration en France, met en lumière des trajectoires entrepreneuriales marquées par la passion et le sens du métier.

Elle révèle que le rapport au travail des restaurateurs se distingue nettement de celui de la moyenne des Français : 66 % voient leur activité avant tout comme une source d’épanouissement personnel, de passion et de plaisir.

L’indépendance arrive en tête des motivations, loin devant la rémunération. C’est aussi ce que nous constatons dans les résultats de notre étude Qui sont les entrepreneur·e·s d’aujourd’hui ?. Parmi les 10 000 entrepreneurs interrogés, 42 % citent l’envie d’indépendance et le fait d’éviter le salariat comme principale motivation à entreprendre.

Entre défis et résilience

Malgré ces motivations fortes, l’activité de restaurateur reste exigeante. Une majorité des professionnels interrogés déclarent souffrir de stress (78 %) et d’anxiété (62 %). En cause, plusieurs contraintes :

  • la charge administrative,
  • le coût des matières premières,
  • les difficultés de recrutement.

Si bien que 43 % d’entre eux ont envisagé d’arrêter leur activité au cours des 12 derniers mois.

Malgré ces difficultés, la résilience des restaurateurs est forte. Plus de 8 entrepreneurs food sur 10 se disent satisfaits de leur activité et déclarent qu’ils referaient le même choix s’ils devaient recommencer. Cette détermination repose principalement sur la passion du métier et le lien social avec la clientèle.

Être accompagné pour mieux pérenniser

Si les restaurateurs se sentent globalement reconnus pour leur rôle, ils manquent de soutien structuré. Face aux difficultés, ils se tournent davantage vers leurs pairs et leurs proches plutôt que vers les réseaux professionnels ou les experts.

Pour BGE, ces résultats confirment donc deux besoins essentiels : accompagner les chefs d’entreprise dans le développement de leurs compétences (stratégie commerciale, marketing), mais aussi encourager les coopérations et la mise en réseau pour rompre l’isolement.

Le métier qui exige le plus de compétences diverses est aussi celui qui est le moins enseigné ! Savoir gérer sa trésorerie et ses stocks, choisir sa cible client, la fidéliser, imaginer un changement de positionnement produits… cela n’est pas inné ! Si beaucoup peut s’apprendre “en faisant”, nombre d’entrepreneurs témoignent de leurs difficultés car en limite de compétences.

Entrepreneuriat food : passion, difficultés et résilience