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Micro ouvert... Marie Bonnet personnalité qualifiée BGE


07 avril 2021



Micro ouvert à Marie Bonnet :


« La jeune génération ne se demande pas si la transition écologique va plomber leur entreprise, mais comment aMéliorer son impact environnemental et social .»


Inspectrice générale au sein du ministère de la Transition écologique et ancienne Conseillère en développement durable auprès du Premier Ministre, Marie Bonnet, également administratrice certifiée, a rejoint en 2017 le collège des personnalités qualifiées de BGE Réseau.
Elle revient sur l’évolution de la prise en compte du fait écologique dans les projets entrepreneuriaux et son engagement pour aider les BGE à créer des liens avec les représentants de l’État et les décideurs politiques dans les territoires.

 
  1. Comment a évolué la pensée écologique en France au sein du monde économique ?
 
La prise en compte de l’écologie a évolué très progressivement dans le monde économique. Je dirais que c’est surtout la diplomatie qui a été un élément déclencheur il y a une trentaine d’années. Les sommets comme celui de Rio puis l’entrée de pays plus sensibilisés dans l’Union Européenne ont contribué à ce que les questions écologiques imprègnent la société française. D’abord, en faisant évoluer le cadre juridique, en transposant de nouvelles directives dans le droit français, puis dans la société dans son ensemble. L’écologie fut longtemps un domaine dans lequel évoluaient des ONG ou une poignée d’intellectuels « avant-gardistes ».

Le monde économique a d’abord regardé la transition écologique au mieux avec indulgence, au pire avec défi, puis s’en est emparé non sans une forme d’opportunisme marketing devant des consommateurs plus sensibilisés. L’essentiel, c’est le chemin qui a été fait.
 
  1. Comment cela manifeste-t-il dans les nouveaux projets entrepreneuriaux ?
 
Pour la jeune génération, la préoccupation écologique est déjà intégrée, cela se ressent dans la création et le développement de leur entreprise. Pour eux il est presque naturel de réfléchir à l’impact écologique de leur projet. Ils ne se posent pas la question en termes de « Est-ce que la transition environnementale va plomber mon entreprise ? », mais « Comment je peux améliorer son impact environnemental et social ?» 

L’idée est qu’il faut prendre sa part, quelle que soit sa motivation.

 

"Si les TPE ont moins de couverture médiatique, ce sont elles qui font les emplois et donnent une dynamique territoriale. Il est essentiel de le faire savoir."

 
  1. Quel serait le portrait type d'une TPE ayant réussi sa transition écologique ?
 
Pour une TPE, réussir sa transition écologique c’est parvenir à lier son business model et son objectif écologique et à les mettre en cohérence avec ses moyens. Une TPE ne doit pas mettre en danger sa rentabilité économique en visant des objectifs environnementaux irréalisables à son échelle. Il faut adopter une politique des petits pas et prendre des engagements atteignables.

Dans ce domaine, comme dans d’autres, un entrepreneur doit solliciter toutes les formes d’accompagnement existantes pour définir les bonnes marges de manœuvre et trouver son rythme.
Cela concerne d’ailleurs toutes les TPE quel que soit leur secteur d’activité. Car on peut trouver une idée de business qui n’a a priori rien à voir avec la transition écologique, mais y intégrer cet idéal de transition.

Il est aussi important de rappeler que la transition écologique ne va pas sans certaines valeurs sociales. Le respect de ses fournisseurs, salariés, partenaires sont autant d’éléments à prendre en compte même s’ils ne s’inscrivent pas dans une démarche écologique stricto sensu.

 
  1. Quelle forme prend votre engagement à BGE ?

Ma première mission en tant que personnalité qualifiée et administratrice certifiée a été de participer à la refonte des statuts de l’association. Cela étant fait, je m’attache désormais à créer des liens entre les structures BGE et les élus et représentants de l’État dans leur territoire. Tous agissent au service de la dynamique des territoires, mais pas toujours ensemble.

Les antennes BGE par leur expertise, connaissance du terrain et les porteurs de projets qu’elles accompagnement peuvent éclairer les décideurs sur la réalité du monde des TPE. C’est plus que jamais le cas avec la création des sous-préfets à la relance qui ont cette double ambition de participer à la relance économique tout en s’inscrivant dans la nécessaire transition écologique des territoires.

Si les TPE ont moins de couverture médiatique, ce sont elles qui font les emplois et donnent une dynamique territoriale. Il est essentiel de le faire savoir.



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