Claire et Anaïs sont toutes les deux musiciennes de formation, issues de parcours exigeants en musique classique, instrumentale et vocale. L’une est pianiste et l’autre chanteuse lyrique. Elles ont travaillé dans de grandes institutions en France et à l’international. Elles ont créé l’association Les Comptines de Lutèce :
« Nous avons constaté que la musique classique restait souvent réservée à un public initié. Nous avons donc souhaité la rendre accessible dès l’enfance. Notre rencontre dans un cadre d’enseignement a confirmé cette volonté commune, renforcée par des expériences personnelles, notamment liées à la parentalité.
Nous avons ainsi créé un programme fondé sur la comptine traditionnelle, que nous avons étudiée et enrichie musicalement. Ce support nous permet d’accompagner le développement global de l’enfant : langage, motricité, cognition et compétences sociales.
Notre démarche s’organise autour d’ateliers pédagogiques, de spectacles interactifs et de formations en cours de développement. Notre objectif est d’utiliser la musique comme outil éducatif et social, accessible à toutes et intergénérationnel.
Nous avons lancé notre programme de manière autonome en tant qu’intermittentes, en le testant directement sur le terrain. Face à son succès rapide, nous avons fondé notre structure, aujourd’hui active depuis près de deux ans. Nous intervenons en Île-de-France avec une équipe d’une vingtaine de personnes, touchons des milliers d’enfants, et développons ateliers, spectacles et formations avec de nombreux partenaires institutionnels dont le plus important est l’Éducation Nationale.
Nous avons été orientées vers l’accompagnement après un premier contact avec France Active, qui nous a redirigées vers BGE Yvelines. Avant cela, nous avons structuré notre association avec l’aide du CRIB, notamment pour la rédaction des statuts. Une fois cette étape franchie, nous sommes revenues vers BGE Yvelines pour bénéficier du DLA, ce qui s’est mis en place rapidement.
Notre accompagnement a été particulièrement précieux grâce à un chargé de mission en phase avec notre fonctionnement atypique. En tant que structure culturelle à dimension entrepreneuriale, nous ne correspondions pas aux modèles classiques. Il a su comprendre cette hybridité et nous aider à consolider notre organisation tout en respectant notre identité. Il a notamment facilité l’articulation entre notre ancrage dans le secteur culturel et notre volonté d’indépendance et d’innovation.
Cet accompagnement nous a permis de mieux nous positionner dans l’écosystème culturel, d’en comprendre les codes et les dispositifs, tout en valorisant notre singularité. Il nous a aussi aidées à optimiser notre fonctionnement, notamment sur les aspects financiers et organisationnels.
Face à une croissance très rapide et à de nombreuses opportunités, nous avions tendance à nous disperser. Son regard extérieur nous a aidées à prendre du recul, à faire des choix et à stabiliser notre développement. Il nous a encouragées à consolider l’existant plutôt que d’être en transformation permanente.
Enfin, il a clarifié les rôles au sein de l’équipe, renforçant notre structuration interne. Cet accompagnement a été déterminant pour asseoir notre projet, gagner en lisibilité et poursuivre notre développement de manière plus sereine et cohérente.
Récemment il nous a aussi aidées pour notre dernier recrutement, en travaillant sur le bilan pour nous assurer qu’on serait en moyen de dégager un salaire supplémentaire.
Notre problématique de croissance rapide nous a éloignées de notre rôle initial de fondatrices. Entre créations de spectacles, formations, tournées et développement de projets, nous avons été très présentes sur le terrain, au détriment de la direction stratégique. Aujourd’hui, grâce à la structuration de l’équipe, nous commençons à retrouver cette place : encadrer, développer le réseau et accompagner nos collaborateurs.
Le renforcement de l’équipe nous permet de déléguer davantage et de nous recentrer sur des missions essentielles comme les partenariats et la visibilité. L’accompagnement, notamment via le DLA, nous a apporté une vraie sérénité et des repères pour prendre des décisions. Nous avançons désormais avec plus de confiance, en consolidant l’existant pour assurer un développement pérenne et cohérent.
Nous avons choisi le nom « Les comptines de Lutèce » en référence au patrimoine et à l’histoire, sans volonté de nous limiter à un territoire : notre ambition est nationale, voire internationale, avec l’objectif d’intégrer notre programme pédagogique à l’Éducation Nationale.
Notre plus grande satisfaction réside dans la reconnaissance institutionnelle et l’impact concret de notre travail. Parties de rien, nous sommes aujourd’hui identifiées comme une référence dans la petite enfance. Mais surtout, nous restons très présentes sur le terrain, au contact des enfants.
Ce qui nous marque le plus, c’est leur engagement et leur joie, y compris dans des contextes sociaux difficiles. Voir leurs progrès et leur appropriation d’un contenu exigeant confirme notre pari : transmettre une musique de qualité de manière accessible.
Nous valorisons aussi la diversité de nos missions et la capacité à révéler le potentiel des enfants, souvent au-delà des attentes des adultes. »